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Rapatriement des fonds fédéraux de recherche

Malgré le fait que l’éducation soit une responsabilité de compétence provinciale, le gouvernement fédéral joue un rôle majeur dans l’attribution du financement aux établissements d’enseignement et de recherche universitaire. C’est d’abord du gouvernement fédéral que sont venus les premiers investissements publics dans la recherche, il y a de cela un peu plus d’un siècle. Encore aujourd’hui, le gouvernement fédéral retourne aux universités canadiennes des sommes qui sont destinées aux missions de recherche et d’enseignement de ces établissements.


Cette implication du fédéral dans le secteur de l’enseignement et de la recherche se limite, selon toute apparence, à l’octroi de subventions aux établissements d’enseignement et de recherche. Cependant, nous verrons dans ce mémoire que la répartition de ces sommes sur l’état de la recherche et de l’enseignement engendre plusieurs conséquences graves qui viennent appauvrir l’enseignement et la recherche fondamentale.

Plus spécifiquement, nous verrons comment les orientations gouvernementales autour de la notion d’ « économie du savoir » démunissent certains champs de connaissance au profit d’autres et rendent les universités vulnérables aux soubresauts du monde politique. Nous verrons comment ce climat de compétition entre les chercheurs engendre des situations dont les ambiguïtés sur le plan éthique peuvent conduire à des dérives.

Nous verrons également comment le gouvernement fédéral ne finance pas adéquatement les activités annexes à la recherche universitaire, forçant les universités à essuyer un manque à gagner à même les fonds destinés à l’enseignement.

Finalement, nous réaffirmerons notre position adoptée en assemblée générale selon laquelle l’ÆLIÉS exhorte le gouvernement du Québec à entamer des négociations en vue de rapatrier les fonds fédéraux de recherche.
L’ÆLIÉS réitère sa recommandation que le gouvernement du Québec entame des négociations en vue de rapatrier les fonds fédéraux dédiés à la recherche, et attribue lui-même les sommes aux universités et aux centres de recherche. Le gouvernement du Québec devra maintenir son principe de plein financement des frais indirects sans compromettre le financement des activités d’enseignement, préserver la neutralité de l’universalisme de la recherche scientifique et maintenir l’accessibilité aux études, et assurer le respect de ses champs de compétence.

Documentation

État de la recherche et de l’enseignement supérieur au Québec : vers un rapatriement des fonds fédéraux de recherche

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